Historique

1961 – création de l’Association et de l’IME sur le site de Pierrevillers

7 familles se regroupent, essentiellement des familles de cadres de l’entreprise sidérurgique locale (DE WENDEL). Elles cherchent ensemble des solutions par rapport à la prise en charge de leur enfant handicapé. Création de l’Association.

1er adresse : Cité Saint-Henry de Rosselange. Domicile offert à l’Association.

Leur premier souci est de trouver un endroit pour accueillir les enfants handicapés. Elles sollicitent Monsieur DE WENDEL, patron de la sidérurgie, qui a lui-même une fille handicapée.

Il fait don d’un terrain, une ancienne tuilerie devenue friche industrielle, sur le site de Pierrevillers. Il donne également des bâtiments préfabriqués métalliques (Fillod), produits de l’entreprise.

Le premier site se compose d’un préau et de deux préfabriqués abritant chacun une classe. Les premiers salariés de l’Association sont rémunérés sur des fons propres. Un transporteur local se charge bénévolement du ramassage des enfants de leur domicile à l’IME et d’apporter les repas qu’il cherche à l’hôpital de l’usine.

De fait, l’Association peut s’apparenter à une œuvre sociale de la sidérurgie.

Période de 1971 à 1980

1971: Ouverture des premières places de CAT sur le site de Pierrevillers

La structure CAT débute avec 6 ou 7 travailleurs handicapés encadrés par 2 éducateurs, toujours sur le site de Pierrevillers. Elle fabrique des palettes et caisses en bois pour la sidérurgie. Certaines caisses, trop grandes pour les bâtiments, sont fabriquées sur le parking.

1973: Sont inaugurés les premiers bâtiments du CAT. Les administrateurs se chargent de mettre en place le réseau commercial. Les deux principaux clients sont la sidérurgie et SAFE (Renault).

La section IMP se compose de 4 classes, encadrées par 2 professionnelles (une éducatrice et une AMP).

La section IMPro se compose de 4 classes encadrées par 2 professionnelles (une éducatrice et un AMP) et d’ateliers techniques : bois, fer, espaces verts pour les garçons, encadrés par 3 éducateurs techniques ; cuisine et couture pour les filles, le modèle des écoles ménagères de l’époque, avec deux éducatrices.

1975: Période de développement, projet d'avant-garde pour l'IMP 

Les lois de 1975 provoquent de l’inquiétude au sein de l’Association et chez les salariés.

Une forte augmentation des effectifs de l’IME amène l’Association à rechercher de nouveaux locaux. En 1976, des religieuses de Rosselange font don de leur ancienne école et du terrain. L’Association finance des travaux de rénovation. Il s’agit d’un projet révolutionnaires, un des IMP les plus performants de la région : construction innovante, architecture d’avant-garde, piscine, en cohérence avec un projet éducatif construit autour de la prédominance de l’approche médicale et psychologique. L’IMP accueille 50 enfants.

Dans le même temps, l’Association crée un SESSAD, un des premiers au niveau national, qui s’installe dans les locaux de Rosselange, et un service d’aide à domicile qui propose des aides ménagères aux familles handicapées de l’Association (ce service fermera en 1984 – faute de financements pérennes).

L’IMPro reste sur le site de Pierrevillers où il occupe l’ensemble des locaux de l’IME. Il accueille environ 120 adolescents.

1978: Les premiers instituteurs arrivent à l’IMPro, il s’ensuit une réorganisation du travail qui perturbe dans un premier temps les éducateurs qui ne savent plus comment se positionner. Ceci les amènera à élaborer une réflexion sur la prise en charge éducative.

1980: Changement de direction à l’IMPro

Le CAT se développe également et accueille près de 80 travailleurs handicapés.

Son directeur est Monsieur MANSUIT.

Création du premier foyer d’hébergement

Le besoin d’un accueil des travailleurs handicapés se fait sentir car les familles fatiguent ou vieillissent. L’Association lance une étude prospective qui évalue les besoins à 23 places.

L’Association achète l’ancien cercle-foyer des ingénieurs de DE WENDEL à Rombas qui devient le Foyer Antoine Moulinier, en hommage à l’ancien Président décédé le 15 février 1979. L’Association souhaite un foyer de type familial et choisit d’y placer un couple. Ils s’installent sur place avec leurs enfants. L’agrément est de 23 places conformément à l’étude prospective mais à l’ouverture du Foyer, seulement 6 travailleurs handicapés du CAT sont concernés. Afin de compléter l’effectif, l’Association recherche des personnes en difficulté dans le département. 17 personnes, venant majoritairement de l’hôpital psychiatrique intègrent le Foyer et le CAT de Pierrevillers.

Le siège déménage de la cité Saint Henry à la rue des Ecoles (dans le bâtiment IMP – SESSAD) à Rosselange.

Difficultés au CAT et recherche de solutions (1980-1984)

La baisse de l’activité de la sidérurgie amène à réorienter les activités du CAT, avec la création de l’atelier « papiers-cartons » et le développement de l’atelier « espaces verts ». Les ateliers bois et SAFE continuent de fonctionner.

Au CAT, cette période va s’avérer particulièrement difficile, pour plusieurs raisons. L’effectif est très important : une centaine de travailleurs handicapés. L’intégration des personnes venant de l’hôpital psychiatrique (caractériels et psychotiques) introduit des problématiques différentes de celles des personnes handicapées mentales accueillies jusque-là et entraîne des difficultés dans la gestion des équipes. Le personnel encadrant, issu majoritairement du monde de l’entreprise, manque de qualification. De gros dysfonctionnement se font jour : sur-effectif, violence, bagarres, accidents du travail. Les encadrants ont du mal à faire face, en particulier en hiver.

Période de 1981 à 1990

1981: L’arrivée de jeunes chefs d’équipe et d’un médecin psychiatre inaugure le début d’une réflexion pour une meilleure prise en charge des travailleurs handicapés.

1982: Un comité de concertation est créé. Il réunit une fois par an, administrateurs et professionnels volontaires pour réfléchir ensemble en terme de développement et de prospective. De là, naîtra la commission CAT horticole qui réfléchit à la création d’un 2ème site à côté du CAT industriel. Le Président, Monsieur MAHLER, qui est également notaire, permet à l’association de saisir l’opportunité d’acquérir l’ancienne abbaye de justemont pour implanter le CAT horticole.

Restructuration et redéploiement (1984 – 1990)

Un ensemble de facteurs conjoncturels vont amener un redéploiement des activités de l’association, entraînant une réorganisation au sein du personnel qui n’ira pas sans tensions.

1984: d’un côté la baisse des effectifs de l’IME entraîne un trop plein de personnel, de l’autre la perspective de l’ouverture du CAT horticole de Vitry demande du personnel. La DDASS accorde un agrément pour 20 places de travailleurs handicapés à condition que l’ouverture partielle du CAT de Vitry se fasse par un redéploiement en interne des personnels. L’association décide de faire glisser un certain nombre de professionnels de l’IME vers l’IMPro, et de l’IMPro vers le CAT.

1985: passage de 20 à 30 places au CAT de Vitry. Ce sont des travailleurs handicapés et des personnels volontaires qui quittent le CAT de Pierrevillers pour rejoindre le nouveau CAT libérant des places pour les jeunes de l’IMPro.

1986: passage de 30 à 50 travailleurs handicapés à justemont. Cette fois, le personnel de l’IMP passe directement à Vitry/Orne.

1987: un nouveau besoin se fait sentir pour les adultes lourdement handicapés.

L’association envisage l’ouverture d’une MAS à Rosselange, dans les locaux de l’IMP. On annonce la fermeture de l’IMP en vue d’une nouvelle restructuration. Les éducateurs resteront à l’IMP qui déménagera sur le site de Pierrevillers et les AMP intégreront la MAS sur le site de Rosselange, après travaux.

Dans le même temps, les effectifs baissent à l’IMPro, par le bas du fait de la baisse des effectifs de l’IMP, par le haut avec l’intégration des plus grands au CAT.

1988: les enfants de l’IMP et tout le personnel sont transféré de Rosselange à Pierrevillers et accueillis dans un nouveau bâtiment. Ils sont en sur-effectif. 

Une seule direction gère l’IMP et l’IMPro.

1989: L’ouverture de la MAS entraîne un nouveau redéploiement des personnels avec le retour des AMP à Rosselange.

Le siège et le SESSAD reste sur Rosselange avec la MAS.

1990: Création du SAVS qui fonctionne avec le service de suite de l’IMPro

L’ensemble de ces restructurations se fera sans licenciement par le jeu des redéploiements de personnels. Mais si les premiers déplacements dans le cadre de l’ouverture du CAT de Justemont concernant des volontaires se passent plutôt bien, les derniers, liés à l’ouverture de la MAS, vont provoquer de fortes tensions. Les personnels de l’IMP, dont beaucoup ont connu la période grisante du projet innovant de la fin des années 70, vivent très mal cette restructuration. Les éducateurs refusent le retour sur un site qui est loin de présenter les mêmes avantages que celui de Rosselange. L’espace passe de 500 à 200 m2 avec un bâtiment et des conditions matérielles beaucoup moins favorables. Ils se sentent les parents pauvres de l’association qui investit prioritairement sur la MAS. De l’autre côté, les AMP refusent de passer de la prise en charge des enfants à la prise en charge d’adultes lourdement handicapés. Ces mécontentements entraînent des mouvements sociaux importants, grèves, occupation des locaux.

Période de 1991 à 2000

Les conséquences de la crise de la sidérurgie lorraine (1991-1996)

L’APEI de la Vallée de l’Orne est historiquement liée à la vie industrielle de la vallée. Aussi, la restructuration de la sidérurgie aura des conséquences directes sur l’association.

1991: première conséquence, la création d’un Atelier Protégé pour reclasser les ouvriers de la sidérurgie licenciés.

Au départ, l’APEI refuse de gérer cette nouvelle structure, considérant qu’elle n’a pas le savoir faire. Elle a cependant un administrateur au C.A. d’Espaces Nouveaux et des liens avec l’Atelier Protégé où elle place certains jeunes de l’IMPro, par l’intermédiaire de son service de suite.

Quand Espaces Nouveaux se retrouve en liquidation judiciaire, l’APEI reprend l’Atelier Protégé pour que ne se perdent pas les emplois liés à la structure.

L’Atelier Protégé est rattaché au CAT de Justemont. Les deux CAT de Vitry sur Orne et Pierrevillers connaissent une extension progressive de leurs agréments pendant cette période.

1993: Deuxième conséquence, la convention SODIE. La sidérurgie finance les départs à la retraite anticipée (57 ans) des salariés de l’A.P.E.I. En contrepartie, l’association embauche des salariés de la sidérurgie en reconversion professionnelle.

1996: Le développement des places en CAT amène l’association à ouvrir un second foyer d’hébergement à Amnéville. Il prend le nom de Foyer « Robert Gautier », ancien trésorier de l’association.

Période de construction et d’extension (1998-2005)

1998-1999: La décision est prise de construire un nouveau bâtiment pour l’IMP sur le site de Pierrevillers. Les professionnels et les enfants sont associés au projet, ils travaillent avec l’architecte, suivent la progression des travaux qui se déroulent juste derrière les locaux, participent au déménagement. Une nouvelle dynamique se met en place grâce aux nouveaux bâtiments, clairs, agréables, fonctionnels.

Période de 2001 à nos jours

2000 – 2001: un troisième foyer d’hébergement ouvre à Pierrevillers et prend le nom de la fondatrice de l’association : Marie-Louise Laurichesse.

Transfert du Siège social et du Service d'éducation spécialisé à Amnéville.

2001: Réhabilitation du foyer Moulinier de Rombas et réouverture avec passage de 42 à 60 places.

Construction du Foyer d'hébergement Marie-Louise Laurichesse.

2002: Une section maintien Amendement Creton à l'Institut Médico Professionnel (I.M.P.R.O).

12 places supplémentaires à la MAS de Rosselange.

2004: Construction d'un atelier au CAT de Vitry-Sur-Orne.

2004 – 2005: c’est au tour de l’IMPro de quitter ses vieux bâtiments, locaux provisoires remontant à la création de l’association, devenus vétustes, pour déménager dans une nouvelle construction, toujours sur le site de Pierrevillers.

La même année, extension de la MAS qui récupère les locaux du siège et du SESSAD. Le SESSAD s’agrandit en s’installant dans la ZAC d’Amnéville. Le siège occupe un bâtiment autonome également dans la ZAC.

2006: Extension des ESAT 

Pendant cette période, l’association investit dans ses infrastructures en bâtissant et rénovant son patrimoine.

Concernant la gestion du personnel, le passage aux 35 heures entraînera de nouvelles tensions sociales. Si il permet des embauches, il se traduit aussi par des pertes d’avantages sociaux pour le secteur adulte, et une remise à plat du fonctionnement des établissements qui inquiète les salariés. Le climat social, relativement tendu avant la négociation, avec grève et occupation du siège, finira par s’apaiser.

Ce qu’on peut dire de l’association au vue de son histoire : c'est une association dynamique : tous les ans ou presque, il se passe quelque chose ; des liens historiques avec le milieu industriel et le bassin d’emploi de la Vallée.

Rénovation de la MAS.

2007: Construction d'une salle de sport sur le site de Pierrevillers.

2008: Mise aux normes de la cuiine à la MAS de Rosselange.

2009: Construction d'un Foyer d'Accueil Spécialisé (F.A.S) à Vitry-Sur-Orne.

2010: Poursuite rénovation de la MAS.

2011: Création d'une cuisine centralisée sur le site de Pierrevillers (1000 repas/jour)

2012: Rénovation de l'ESAT de Pierrevillers (ex CAT), poursuite rénovation de la MAS.

2013: Construction nouveaux locaux administratifs IME de Pierrevillers.

Construction d'un hangar agricole à l'ESAT de Vitry-Sur-Orne.

2014: Création d'un restaurant au Foyer "Robert Gautier" à Amnéville.

2015: Création de deux logements individuels pour travailleurs handicapés à Pierrevillers.

 

Les projets 2017 de l'APEI de la Vallée de l'Orne

Sécurisation de la circulation et du stationnement sur le site de Pierrevillers (début des travaux fin 2016).

Création d'un foyer d'hébergement pour personnes handicapées vieillissantes en collaboration avec l'AHVO à Gandrange.